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jeudi 17 avril 2014

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer



Résumé :

Un homme et une femme. Ils ne se connaissent pas mais échangent des mails. Jusqu’à devenir accros. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, sans se rencontrer pour autant… Savoureuse et captivante, cette comédie de mœurs explore avec finesse et humour la naissance du sentiment amoureux.

Mon avis :

Cela fait un petit moment que j'ai lu ce livre et que j'ai écrit cette mini chronique. Je ne me voyais pas développer ce que j'avais écrit donc je vous propose un format de chronique un peu différent puisqu'elle est telle que je l'ai écrite juste après ma lecture (une chronique à chaud en gros^^).

"Nooon !! C'est pas juste ! L'auteur ne peut pas laisser l'histoire comme ça !" Voilà quelle a été ma première réaction en refermant le livre. Je n'avais ensuite plus qu'une envie : lire le tome suivant pour savoir ce qui arrive après car cette fin est juste hyper frustrante^^
 
Pour ce qui est de la trame du livre j'avoue que j'ai beaucoup aimé. Il s'agit d'une histoire d'amour et d'amitié assez originale car entièrement épistolaire qui part au début d'une erreur de destinataire lors de l'envoi d'un mail. Elle va ensuite évoluer peu a peu de sorte que, plus on avance dans le roman, plus on veut en savoir, plus on a envie de découvrir ce qui va se passer après, de savoir si Leo et Emmi vont enfin se rencontrer. La fin est une vraie torture pour les nerfs du lecteur car elle laisse apparaitre énormément de possibilités pour la suite donc même si on peut se douter de certaines choses, c'est la manière par laquelle ils vont y parvenir qui nous intrigue et j'ai vraiment hâte d'en savoir plus.

Ce livre qui à l'origine n'était qu'un gain de concours s'est révélé être un roman dans lequel on se laisse emporter très facilement et que l'on rechigne a refermer quand l'heure est venue !  Pour résumer, il s'agit d'un vrai coup de cœur, d'un livre génial et bien écrit qui se lit en un rien de temps et qui donne envie de se plonger directement dans le tome 2 !!

lundi 22 juillet 2013

La Fille tombée du ciel de Heidi W. Durrow


Résumé :

A onze ans, Rachel Morse, fille d'une mère danoise et d'un père GI noir américain, voit sa vie basculer : un drame dont elle est la seule survivante lui arrache sa famille. Recueillie par sa grand-mère paternelle, une femme aussi aimante qu'intransigeante, Rachel découvre bientôt la difficulté d'être métisse dans une société qui donne trop d'importance à la couleur de peau. Des voix se mêlent à son récit pour dévoiler la véritable nature de la tragédie qui s'est déroulée, un triste jour d'été, sur un toit de Chicago. La plus vibrante d'entre elles est celle de Brick, un jeune voisin qui a assisté à sa chute et qui se retrouve, bien malgré lui, dépositaire du seul fragment de vérité susceptible de libérer Rachel des ombres de son passé. Heidi W. Durrow signe ici l'histoire d'un être trop doué et trop démuni à la fois. Dans ce roman d'apprentissage moderne et poétique, elle décrit l'envol d'un personnage inoubliable.

Mon avis :

Tout d'abord je tiens à remercier le site Babelio ainsi que les éditions Le Livre de poche pour m'avoir donné l'opportunité de lire ce livre et je tiens à m'excuser pour le retard que j'ai mis à publier cette chronique...

Passons maintenant à ce que j'ai pensé du livre :

Dès les premières pages, on suit Rachel, alors âgée de 11 ans. C'est une jeune fille assez renfermée qui vient de survivre à un accident dans lequel ont péri sa mère, son frère et sa sœur. Elle est recueillie par sa grand-mère chez qui elle va habiter dès lors. Elle va rencontrer là-bas sa tante Loretta, la sœur de son père parti depuis longtemps et qui n'a plus donné de nouvelles depuis, et cette dernière va traiter Rachel un peu comme sa propre fille.

Cependant, Rachel a un "problème" puisqu'elle est métisse : son père est noir et sa mère est blanche. Elle a hérité de l'un sa peau foncée et de l'autre ses yeux bleus qui intriguent tant les gens qu'elle va rencontrer au cours de sa vie.

D'autres personnages font ensuite leur apparition et les chapitres alternent selon celui que l'on suit. Ainsi, on va découvrir Brick, un jeune garçon qui habitait en dessous de l'appartement dans lequel vivaient Rachel et sa famille avant l'accident, Laronne, l'ancienne patronne de la mère de Rachel, Roger, le père de la jeune fille, et enfin Nella, sa mère.

J'ai eu du mal à rentrer dans l'intrigue au début car la plume de l'auteure est assez particulière selon moi et il a donc fallu que je m'y habitue avant de pouvoir réellement apprécier l'histoire en elle-même. Ensuite, tous les chapitres ne se déroulent pas à la même époque (certains avant et d'autres après l'accident) et il faut donc un petit moment d'adaptation afin de bien cerner le moment au cours duquel le personnage que l'on suit évolue. S'ajoute à cela les quelques ellipses temporelles qui viennent également compliquer la compréhension du lecteur.

Malgré ces quelques mauvais points, ce livre reste un beau récit sur la différence, le deuil et d'autres problèmes de la vie (notamment les problèmes de l'adolescence) et j'ai trouvé que l'auteure abordait ces différents sujets d'une manière assez poétique si on peut dire ça comme ça, chose que j'ai beaucoup aimé. De plus, Rachel est un personnage très attachant et on prend vite plaisir à la suivre, on a envie de savoir ce qui va lui arriver au cours de sa vie après le drame qui a bouleversé son enfance.

En bref, ce n'est pas un coup de cœur mais je le recommanderais quand même avec plaisir, notamment aux gens friands de récits émouvants.

jeudi 28 février 2013

La Ligne verte de Stephen King


Résumé : 

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d'un pénitencier dans les années 1930, entreprend d'écrire ses mémoires. Il revient sur l'affaire John Caffey - ce grand noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes - qui défraya la chronique en 1932. La Ligne verte décrit un univers étouffant et brutal où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l'innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique. Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles incursions dans l'horreur, terriblement efficace et dérangeant.

Mon avis :

J'ai vu l'adaptation du livre l'été dernier et j'ignorais à ce moment-là que le film était tiré d'un livre. Je l'ai appris un peu plus tard en furetant sur des blogs et j'ai eu envie de le lire pour voir ce que ça donnait. Je fais ainsi d'une pierre deux coups car je n'avais jamais lu de livres de Stephen King auparavant et,  même si ce livre n'est pas celui qui reflète le plus son style, c'était l'occasion ou jamais de m'attaquer à un livre de cet auteur.

J'ai été agréablement surprise en lisant les premiers chapitres de voir que le film avait repris de  manière très fidèle tous les faits dont il est question dans le livre sans prendre trop de libertés par rapport au texte d'origine ni supprimer de passages ou de personnages secondaires comme c'est souvent le cas dans les adaptations cinématographiques.

J'ai donc pris beaucoup de plaisir à retrouver Paul Edgecombe, gardien pénitencier, ainsi que les différents personnages qu'il cotoie, qu'il s'agisse de détenus ou de collègues, du plus agaçant, tel Percy Wetmore, au plus attachant, comme par exemple John Caffey, en passant la souris Mister Jingles. Ce livre dont l'intrigue s'articule autour du dur sujet qu'est la peine de mortréussit à nous faire rire à certains moments et à nous faire ressentir plein d'émotions autres que la pitié que l'on pourrait ressentir pour les détenus en sachant que l'heure de leur mort est déjà programmée.

C'est ce côté-là que j'avais beaucoup apprécié dans le film et que j'ai aimé retrouver dans le livre parce que, avant de montrer les détenus comme des malfrats sanguinaires, on les présente comme des hommes, des êtres humains comme vous et moi dont le sort est scellé et qui, en attendant de voir leur dernière heure arriver, essaient de s'occuper dans leur petite cellule, notamment en discutant, de manière plus ou moins cordiale selon les condamnés, avec les gardes pénitenciers.

Paul Edgecombe le dit très bien lui-même : ces hommes sont déjà condamnés à finir leurs jours en passant sur la chaise électrique donc il est inutile de passer le temps qu'il leur reste à les torturer.

On s'attache aux personnages, on se laisse toucher par ce qu'ils ont traversé, par leur passé et on arrive même à se sentir proches de certains à  certains moments.

En somme, un très bon moment passé avec ce livre, un livre poignant sur la question de la peine de mort mais qui réussit à traiter ce thème sans être larmoyant ni trop descriptif dans les exécutions, ce qui l'aurait rendu moins intéressant. Le fait d'avoir introduit un côté fantastique dans ce livre permet également de relativiser sur le thème et d'éviter de tomber dans le témoignage pur et dur. Je vous recommande donc de lire ce livre !!

samedi 8 septembre 2012

Antéchrista d'Amélie Nothomb


Je viens de finir ce livre donc je vous poste mon avis pour ne pas prendre encore plus de retard que je n'en ai déjà dans mes chroniques^^

Résumé : 

Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n’en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n’hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l’installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train.
Blanche va très vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice, possédée du besoin de s’affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera amenée à choisir : se laisser anéantir, ou se défendre.
Comptons sur la romancière de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l’Académie française) et du Robert des noms propres, pour mener à son terme cet affrontement sans merci, et nous donner du même coup un livre incisif, à la fois cruel et tendre, sur les douleurs de l’adolescence.

Mon avis :

N'ayant jamais lu de livre de cette auteure, je ne savais pas du tout à quoi attendre en commençant celui-là. Je dois avouer que l'histoire m'a beaucoup plu, peut-être parce que je me suis en partie identifiée à Blanche, l'héroïne du roman ou aussi parce que le récit est écrit de manière simple, presque crue, ce qui accentue le côté pathétique du personnage et nous donne envie de la plaindre, de comprendre comment elle en est arrivée là.

Dès les premières lignes, on est directement plongé dans le quotidien de Blanche, une jeune fille de seize ans pas très sure d'elle qui entre à la fac (un premier point commun entre elle et moi qui est d'entrer tôt à l'université). Lorsque Christa, jeune fille du même âge qu'elle mais diamétralement opposée car tout à fait à l'aie dans ses baskets, lui accorde son attention, elle se sent flattée, honorée, elle qui, on le découvre un peu plus tard, n'a jamais eu d'amie. Elle était en quelque sorte marginale car différente des autres : studieuse et peu extravertie (j'étais comme ça avant donc je sais ce que ça fait et heureusement ça n'est plus le cas !). Elle ne s'intègre pas aux autres contrairement à Christa qui est dans son élément, comme un poisson dans l'eau. En apprenant que sa nouvelle amie habite à plus de deux heures de la fac en train, Blanche réussit à convaincre ses parents de l'héberger chez elle afin qu'elle ne s'épuise pas dans les transports. Ses parents sont ravis de la voir fréquenter d'autres personnes que les personnages de ses romans.

C'est ainsi que Christa parvient à 'infiltrer dans sa vie privée dès l'instant où elle pose les pieds chez Blanche. Pour la jeune fille, c'est le début des ennuis. En effet, Christa, l'intrigante comme Blanche la surnommera plus tard, s'immisce peu à peu dans sa vie, s'attire la sympathie de ses parents devenant en quelque sorte la fille géniale qu'ils n'ont jamais eu. Très vite, Christa est à la fois sa meilleure amie et sa pire ennemie : elle la fait sortir, lui apprend la "vie" mais, dans le même temps, lui fait bien comprendre qu'elle lui doit tout, que sans elle, elle n'est rien.

Et cette situation doit durer jusqu'à ce que Blanche décide d'agir et de découvrir qui est vraiment cette jeune fille qui prend tant de place dans sa vie.

J'ai beaucoup aimé la manière dont le livre est écrit, à la fois simple et complexe, décryptant les sentiments que ressent Blanche, de la joie de cette amitié nouvelle à sa désillusion. Il est d'autant plus simple de se mettre à sa place que tout ce qu'elle vit, tout ce qui se passe dans sa tête, est passé au peigne fin afin que le lecteur arrive mieux à la comprendre.

Dans ce livre, j'ai adoré détester Christa pour ce qu'elle fait à Blanche et plaindre Blanche, compatir pour elle à chaque fois que quelque chose vient l'enfoncer encore un peu plus qu'elle ne l'était déjà.

Bref, un livre étrange mais vraiment agréable à lire, une bonne lecture dans l'ensemble.
En tout cas, je suis contente d'avoir découvert un livre d'Amélie Nothomb, je dormirai moins bête ce soir^^

Lecture entrant dans le cadre du challenge A la découverte de vos incontournables organisé par Hylirio

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