vendredi 22 février 2019

☆ 2018 : petite rétrospective ☆


J'ai décidé début janvier que j'avais envie de revenir m'occuper un peu de ce blog. Je me suis donc dit qu'un article rétrospective de 2018 serait une bonne idée pour reprendre la main... mais le temps passe bien trop vite et je viens tout juste de finir d'écrire ce fameux article !

Mieux vaut tard que jamais on va dire... Voici donc sans plus attendre un petit récap de 2018 pour repartir sur de bonnes bases. 

Cette année a été tellement dense, à la fois personnellement et professionnellement, que je ne sais pas trop par quel bout commencer. La chose qui me frappe le plus quand je regarde en arrière, c'est combien j'ai gagné en confiance en moi (bien plus que je n'aurais pu l'espérer) et j'ai appris à m'écouter, à être plus attentive à moi-même, ce qui me sert aussi finalement dans mes relations avec les gens qui m'entourent. Plutôt pas mal, non ?!

Alors 2019, tu as intérêt à être une année aussi chouette et stimulante parce que sinon on ne va pas être potes toutes les deux !



Petit retour sur les grandes lignes de mon année 2018 dans le désordre : 

- j'ai terminé mon master, je suis donc officiellement diplômée ! Ça fait très bizarre (il m'arrive encore parfois de dire que je suis étudiante avant de me reprendre ^^) mais ça fait du bien d'en avoir terminé avec les études !


- c'est au cours de cette année de M2, grâce à certains cours et séminaires notamment, que j'ai travaillé sur ma confiance en moi. Cette dernière année m'a apporté bien plus que toute ma scolarité réunie à ce niveau-là et j'en suis incroyablement reconnaissante aux intervenants bienveillants avec lesquels j'ai pu échanger tout au long de l'année.

- j'ai travaillé pour la 2e fois dans l'équipe marketing de Gallimard Jeunesse, cette fois-ci en apprentissage (j'y avais fait un stage en 2015) et j'ai passé une incroyable année à leurs côtés, j'ai rencontré des gens géniaux et découvert de très beaux ouvrages !

- j'ai été quelques mois au chômage, période pendant laquelle j'ai pu me poser pour réfléchir à ce que j'avais vraiment envie de faire par la suite, où je voulais travailler (et où je n'avais pas envie d'aller aussi). J'ai d'ailleurs refusé un CDI car je n'étais pas motivée par ce poste... cela peut paraître un peu téméraire dit comme ça mais s'il y a bien une chose que j'ai apprise ces dernières années, c'est à écouter mon intuition quand il s'agit de boulot, et je suis sûre d'avoir fait le bon choix. Je me suis remise en question et j'ai été confortée dans mes choix par la suite.

- j'ai finalement trouvé un boulot et je suis aujourd'hui en CDI en temps qu'assistante communication et marketing aux éditions Métailié ! Faites péter le champagne les gars :D 



- et j'ai continué à voyager : je suis partie à Marrakech et à l'île Maurice en famille, ainsi qu'au ski et à Stockholm avec ma promo. Ça m'a fait un bien fou de changer d'air !

2018 a donc été une année de grands chambardements et j'ai commencé un tout nouveau chapitre en janvier. Prochaine étape dans pas très longtemps : chercher un appartement !



Ça fait beaucoup de blabla sur moi tout ça... mais assez parlé de ma vie, passons à mon bilan lecture de 2018.

Cette année j'ai lu 77 livres au total, un mélange assez éclectique de romans, bd, mangas et albums illustrés. Dans tout, il y a eu du très bon vraiment incroyable et du moins bon un peu bof sur les bords. J'ai ri, j'ai été émue, j'ai tremblée aux côtés de certains personnages, mais pour une fois je n'ai pas versé de petite larmichette. J'ai passé des journées, des soirées, voire parfois des nuits, à lire des livres absolument captivants et bouleversants. Bref, j'ai passé une très belle année livresque et j'ai hâte de voir ce que 2019 me réserve de ce côté-là (pour info ça l'année a déjà très bien commencé) !

Ce serait bien trop long de revenir sur 77 livres en un seul article, vous vous en doutez ! Je vais donc plutôt m'attarder sur les titres qui m'ont le plus marquée et qui me tiennent tout particulièrement à cœur.

Première escale : les romans


Holding up the universe (Les mille visages de notre histoire) est moins dramatique que Tous nos jours parfaits mais les thèmes abordés (le harcèlement et la grossophobie entre autres) n'en sont pas moins durs et d'actualité. Le message passé par l'auteure fait mouche, on est forcément touché par l'histoire de Libby et Jack (ou sinon c'est qu'on n'a pas de cœur, c'est un autre problème ^^) et on se laisse porter par la douceur de la plume de Jennifer Niven.

J'ai profité des SP auxquels j'avais le droit pour me lancer dans la lecture de la saga L'amie prodigieuse. Le 1er tome m'a énormément plu par la fluidité de l'écriture de l'auteure, la manière qu'elle a de raconter très simplement la vie de Lena et Lila. Je me suis attachée à ces 2 fillettes et j'ai trouvé ma lecture passionnante même si finalement il ne se passe pas grand chose.

J'ai lu Les stagiaires en milieu d'année et j'ai été bluffée par le nombre de similitudes que j'ai pu trouver entre les stages que j'ai pu faire et ce que vivent les personnages de ce roman. On sent que Samantha Bailly s'est inspirée de ses propres expériences pour l'écrire ce qui rend la lecture d'autant plus agréable et l'intrigue réaliste. J'ai lu A durée déterminée quelques mois après, et maintenant j'ai hâte de me plonger dans Indéterminés, d'autant plus que je suis désormais en CDI !

J'ai découvert Le dernier magicien grâce à une amie qui me l'a littéralement fourré entre les mains et obligée à le lire ! J'ai dévoré les 800 pages de ce roman passionnant en quelques jours à peine, l'intrigue est incroyablement prenante, on se laisse tout de suite emporter dans cette lutte magique et j'en suis ressortie avec une seule envie : lire la suite !


Le théorème de l'iceberg a été mon petit coup de cœur du début de l'été. Lu en quelques heures lors d'un trajet en avion, j'ai pris énormément de plaisir à suivre Noé, à le voir retrouver goût à la vie grâce à l'écriture et aux rencontres qu'il fait. Une très belle histoire de vie qui donne envie de croquer la vie à pleines dents et de lire encore et toujours plus.

J'ai eu la chance de pouvoir me plonger dans l'intrigue de Dix jours avant la fin du monde pour le boulot et une chose est sûre, je n'ai pas été déçue du détour ! Les événements s’enchaînent à une vitesse folle, le format de roman chorale est tout simplement parfait pour rapporter ces événements dramatiques en insistant sur l'urgence de la situation, et les personnages sont tous très intéressants à suivre et à essayer de comprendre.

Dans Brexit romance, Clémentine Beauvais a su à nouveau me charmer par son incroyable maîtrise des mots et de la langue (française et anglaise confondues) et par ses personnages hauts en couleurs. C'est piquant, c'est frais, c'est impertinent, c'est juste génialement franglish et on en redemande à peine le livre refermé.

Enfin, j'ai terminé l'année en lisant Sirius et je me suis pris une claque monumentale. Ce roman est un petit bijou dont j'ai savouré chacune des pages que j'ai tournées. Je ne vais pas m'étaler à son sujet ici, ma chronique est prête et sera en ligne dans peu de temps !

Arrêt suivant : les BD (féministes/engagées de préférence)


J'avais découvert Pénélope Bagieu en lisant ses Culottées (BD que j'avais beaucoup aimée) et j'ai pris un grand plaisir à me plonger dans une autre de ses bandes-dessinées ! Cadavre exquis est une bouffée d'air frais qui se lit d'un trait (ou presque) et dont le dénouement est jubilatoire.

Idéal standard est une BD assez différente dans laquelle on suit une trentenaire qui réalise que son horloge biologique tourne et décide de prendre sa vie en main. Objectif : trouver un chéri et avoir un enfant ! Bien sûr tout ne va pas se passer comme prévu et ce livre est là pour nous montrer qu'avant de chercher le bonheur ailleurs, il faut déjà s'aimer et faire la paix avec soi-même, et puis le reste suivra. Un gros coup de cœur pour cette lecture qui est arrivée à point nommé.

Et voilà ! Je vous donne rendez-vous très vite pour de nouvelles chroniques et autres articles en tous genres car, spoiler alerte, le blog reprend du service !
A plus :)

mercredi 7 novembre 2018

❁ Inséparables de Sarah Crossan ❁


Acheté sur un coup de tête après en avoir discuté avec un ami, j'ai dévoré ce livre en un après-midi et waouh... Que c'est beau, que c'est touchant et surtout comme ça sonne juste

Ce livre est un plaisir à lire, les pages se tournent à une vitesse folle et on s'attache très vite à Grace et Tippi. J'ai particulièrement aimé le fait que l'auteure fasse de ces deux jeunes filles au quotidien hors du commun des héroïnes somme toute normales. Je m'explique : elles étaient jusque-là scolarisées à la maison et suivaient des cours particuliers mais l'auteure a choisi de se concentrer sur l'événement le plus normal qui leur soit arrivé depuis longtemps, à savoir leur entrée au lycée, et sur leur vie à partir de ce point-là. Elles sont définies par leur situation de siamoises mais leurs préoccupations sont celles que n'importe quelle lycéenne pourrait avoir en changeant d'école : vais-je m'intégrer alors que tout le monde se connait déjà ? Les cours vont-ils bien se passer ?...

Grâce à cela, on arrive à s'identifier assez facilement à l'une ou à l'autre, ce qui aurait pu être compliqué dans un autre roman. Et personnellement je dois avouer que c'est en Grace, la narratrice, que je me suis le plus reconnue, avec sa personnalité plutôt calme et résiliente par rapport à sa sœur plus impulsive et prompte à réagir au quart de tour si elle se sent agressée. 

J'ai trouvé l'écriture très belle tout en étant simple, très poétique aussi. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec Songe à la douceur - en même temps Clémentine Beauvais a écrit l'un et traduit l'autre donc on sent forcément le lien entre les deux romans - et avec la poésie qui se dégageait de ce texte écrit d'une manière extrêmement simple mais qui semblait si parfaitement adapté à l'histoire racontée. Ici, le format de vers libres et l'écriture simple semblent également être la meilleure combinaison pour ce récit touchant par son sujet. On sent bien que l'auteure n'a pas voulu en faire des tonnes ni tomber dans le pathos et c'est très bien comme ça. 

Résumé :

Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux sœurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois. Comme toujours, elles se soutiennent face à l'intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n'appartienne qu'à elle ?

jeudi 16 août 2018

Trouble vérité d'E. Lockhart



Résumé :

Deux héroïnes fascinantes et complexes.
Allez-vous les haïr? Ou les défendre?

Que fait Jule dans un hôtel de luxe au Mexique,
avec une valise pleine de perruques,
de maquillages et de déguisements ?
Et où a disparu la mystérieuse et charismatique
Imogen à qui rien ni personne ne résiste ? 

Désir, jalousie, meurtre(s), romance et une amitié intense,
de Las vegas à New York,
en passant par Londres et San Francisco.

Retrouvez l'art vénéneux du suspense
et l'écriture aiguisée qui ont fait la force
de Nous les menteurs.

Mon avis :

Une fois encore, E. Lockhart nous prouve son talent avec ce nouveau roman à la structure narrative si particulière et ses héroïnes qui tiennent plus des anti-héroïnes que d’autre chose. On est intrigué et on se laisse vite prendre au jeu, en espérant en apprendre plus au fil des pages, à mesure que l’on remonte le temps aux côtés de Jule et Imogen. 

Jule et Imogen sont deux amies d’enfance et sont particulièrement proches l’une de l’autre. Cependant, le jour où Imogen disparaît sans laisser de traces après avoir légué toute sa fortune à Jule, la vie de cette dernière s’en trouve totalement chamboulée. Elle décide alors de fuir sans que l’on sache vraiment pourquoi, tout en utilisant diverses identités au fil de son périple. 

Contrairement aux livres auxquels nous sommes habitués où l’on s’attache aux personnages et où l’on ressent de l’empathie pour eux, ici le lecteur va plutôt se retrouver dans une position de spectateur qui assiste à un film et qui attend avec impatience la suite jusqu’au rebondissement final, observant de loin les personnages tout en se demandant comment ils en sont tous arrivés au point où ils se trouvent lorsqu’on les rencontre.

C’est un roman qui dérange, qui fait se poser des questions, et c’était justement la volonté de l’auteure si l’on en croit la lettre qu’elle a écrite pour présenter ce texte. C’est également cet aspect du récit qui en rend la lecture si addictive pour le lecteur car les personnages sont à la fois terrifiants et fascinants, ils entretiennent le mystère qui plane autour d’eux tout en nous incitant à poursuivre notre voyage auprès d’eux pour en savoir plus. 

Dans Nous les menteurs, son roman précédent, E. Lockhart proposait à ses lecteurs un thriller familial passionnant qui s’achevait sur un final renversant. Avec Trouble vérité, elle arrive à nouveau à nous surprendre, que ce soit par la forme de narration choisie, les thèmes forts qui sont abordés ou encore les événements qui surviennent au cours du récit. 

C’est un roman complexe dont les pages se tournent avec une rapidité déconcertante tant on a envie d’en savoir plus, de comprendre où l’auteure veut nous emmener. Et, cette fois encore, la fin saura en surprendre plus d’un, pour notre plus grand plaisir de lecteurs !

mercredi 18 avril 2018

Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys


Résumé :

Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées.

Chacun né dans un pays différent.
Chacun traqué et hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte de la mer Baltique devant l'avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes... Tous partagent un même but: embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un énorme navire promesse de liberté...

Ruta Sepetys révèle la plus grande tragédie de l'histoire maritime, qui a fait six fois plus de victimes que le Titanic. Cette catastrophe méconnue lui inspire une vibrante histoire d'amour, de courage et d'amitié.

Mon avis :

Une chose est sûre : Ruta Sepetys a vraiment un don pour rendre compte des événements historiques qu’elle évoque tout en mettant en scène des personnages fictifs crédibles et attachants. On se laisse très vite emporter par l’intrigue, on est saisis par la réalité de la guerre et par les épreuves que doivent surmonter les personnages tout au long du roman.

Dans Le sel de nos larmes, on suit Joana, Emilia, Florian et Alfred, quatre adolescents en 1945, dans une Allemagne ravagée par la guerre. Au premier abord, tout semble les opposer, excepté leur volonté d’embarquer sur l’un des bateaux qui doivent les éloigner de l’horreur de la guerre. Chacun a ses raisons, chacun a ses démons, et chacun a quelque chose à cacher.

L’auteure nous plonge dans le quotidien de ces adolescents, un quotidien rythmé par la peur, par la volonté de fuir ce pays en guerre, mais également par leur espoir d’un avenir meilleur. Le rythme va crescendo tout au long du roman, le lecteur se retrouve donc totalement immergé dans ce périple qui semble sans fin. Les chapitres ne font chacun que quelques pages et s’enchainent à une vitesse folle ce qui vient amplifier cette impression d’urgence omniprésente. On alterne constamment entre leurs quatre points de vue ce qui crée très rapidement un lien entre le lecteur et les quatre protagonistes, créant ainsi une certaine proximité qui fait toute la richesse de ce récit et qui le rend si humain et si émouvant.

Dans Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, son premier roman, Ruta Sepetys invitait le lecteur à suivre le parcours difficile de Lina, une jeune lituanienne envoyée dans un camp en Sibérie avec sa famille. Ce roman était inspiré de l’histoire de sa propre famille et on sentait tout au long du récit son désir de retranscrire au mieux cet épisode de l’Histoire. Son attachement à ses premiers personnages se retrouve dans ce nouvel ouvrage puisque Joana, l’une des quatre personnages principaux, n’est autre que la cousine de Lina. La boucle est ainsi bouclée.

C’est un roman bouleversant mais nécessaire que l’auteure nous livre ici. En effet, on a tous entendu parler du Titanic mais très peu de gens connaissent l’histoire du Wilhelm Gustloff qui a pourtant fait six fois plus de victimes… A travers l’histoire de Joana, Emilia, Florian et Alfred, c’est donc le récit de cette tragédie maritime que l’on découvre. Ruta Sepetys vient ainsi allier l’utile à l’agréable pour le lecteur dont la lecture plaisir devient une véritable leçon d’histoire puissante et marquante.

Ce livre nous fait découvrir un aspect de la Seconde Guerre mondiale qu’on ne nous apprend pas en cours d’histoire. Ce sont les ouvrages comme celui-ci qui nous font prendre conscience de la réalité de cette époque et qui, par la même occasion, nous permettent de réfléchir sur la société dans laquelle on vit.

jeudi 8 février 2018

Nos faces cachées de Amy Harmon


Par où commencer la chronique d'un tel livre ? J'ai tellement de choses à dire mais je ne sais pas vraiment comment organiser tout ça pour que ça ne parte pas dans tous les sens... Je vais donc faire de mon mieux pour ne pas écrire une chronique sans queue ni tête mais je ne vous promets rien et je m'excuse par avance si c'est le fouilli (c'est tout autant le bordel dans ma tête donc bon ^^).

La lecture de ce livre s'est avérée plus difficile émotionnellement parlant que je ne le pensais pour plusieurs raisons. La plus évidente est bien sûr l'intrigue en elle-même et les rebondissements qui surviennent. On peut dire que l'auteure ne ménage pas le moins du monde ses personnages (ni ses lecteurs par la même occasion)...

Plus on avance, plus les choses évoluent, et plus on s'attache à certains personnages et on apprend également à en détester d'autres pour diverses raisons. Et finalement tel ou tel événement survient (je pense à 2 événements en particulier, ceux qui l'ont lu comprendront certainement à quoi je fais référence mais je ne veux pas spoiler les autres) et là le lecteur se prend une claque parce qu'il n'avait pas vu venir les choses. J'adore ce genre de livres mais bon j'aurais quand même voulu dire à l'auteure de laisser respirer ses personnages à certains moments.


La seconde raison est beaucoup plus personnelle et c'est celle qui a le plus impacté ma lecture... Pour commencer je me suis très vite identifiée à Fern, que ce soit dans sa manière d'être avec ses amis et les garçons en particulier ou dans ce qu'elle aime faire pour s'occuper (lire des romans à l'eau de rose, écrire...). Mais le plus dur dans tout ça a été de voir à quel point sa relation avec Ambrose ressemblait à celle que j'avais eu avec mon ex, jusque dans certaines discussions que j'avais moi-même vécues... Alors forcément lire un livre qui remue le couteau dans la plaie, ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable et ça n'a pas facilité ma lecture.


Mais on n'est pas là pour parler de ma vie, et malgré tout cela je me suis accrochée, j'ai persisté dans ma lecture parce que je voulais absolument connaître le fin mot de l'histoire et je ne regrette pas une seule seconde de l'avoir fait. C'est le genre de livre puissant qui vous marque que ce soit par ses personnages ou par l'intrigue en elle-même. En effet, l'auteure a cette manière bien à elle de construire son récit en plusieurs "parties" de sorte qu'il y a un avant et un après qui crée une attente chez le lecteur, on ne sait pas ce qui va se passer ensuite, on ne sait pas ce que les personnages vont devenir et comment leurs relations vont évoluer, et c'est justement ça qui fait en sorte qu'on veut en savoir plus, qu'on veut lire encore quelques pages même quand il n'est plus l'heure.

Je n'ai lu que des chroniques très élogieuses à propos de ce livre et la mienne va venir rejoindre toutes celles-là car j'ai eu un vrai coup de cœur pour cette magnifique histoire (qui m'a tiré quelques larmichettes par moments, même quand cela n'avait pas lieu d'être) et je ne peux que le recommander chaudement à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu. Ce livre est à mes yeux une petite pépite à mettre d'urgence entre les mains de tous les lecteurs avertis qui, j'en suis sûre, sauront l'apprécier à sa juste valeur !


Résumé :

Ambrose Young est beau comme un dieu. Grand, musclé, les cheveux jusqu'aux épaules et des yeux de braise qui vous transpercent le coeur. Le genre de beauté que l'on retrouve en couverture des romances, et c'est peu de dire que Fern Taylor en connaît un rayon. Elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inatteignable pour une fille comme Fern. Jusqu'à ce qu'il ne le soit plus...

Nos faces cachées nous conte l'histoire de cinq jeunes hommes qui ont grandi ensemble et qui partent à la guerre. C'est une histoire de deuil. De deuil collectif et individuel, de deuil de la beauté, de vies brisées, d'identités perdues. L'histoire de l'amour que porte une fille à un garçon en mille morceaux, l'histoire de l'amour que porte ce guerrier meurtri dans sa chair à une fille ordinaire. Mais aussi l'histoire d'une amitié qui vient à bout des pires chagrins, d'un héroïsme qui dépasse sa propre définition. Une version moderne de La Belle et la Bête qui nous fera découvrir avec émotion qu'il y a un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...